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Les grands domaines agricoles sont de plus
en plus recherchés, en bonne partie, pour satisfaire
une demande professionnelle d'origine européenne.
Une forte hausse du prix des céréales s'est imposée
sur les marchés mondiaux : le prix du blé a ainsi
doublé en moins d'un an. S'ajoute à cette tension,
née d'une pénurie en partie d'origine climatique
-sécheresse en Australie-, une nouvelle demande
de terres pour la fabrication de biocarburants.
Cette demande est forte dans les deux premiers
pays producteurs de bioéthanol, le Brésil et les USA
et commence à apparaître en Europe principalement
pour l'élaboration de biodiesel. Bien entendu
elle est très dépendante du prix du baril de pétrole
qui doit notamment rester supérieur à 85 $/bl pour
justifier économiquement l'utilisation du bioéthanol.
Les viticulteurs reprennent espoir après une
période de déprime, grâce à la reprise des exportations
de vin emmenées dans le sillage du
Champagne et du Cognac.
Le marché du bois nettement à la hausse,
surtout pour le chêne-+ 30%-, attire les investisseurs
vers la forêt. Début 2008, la demande excède
largement l'offre. De très gros espoirs sont fondés
sur le développement, dans un futur proche, de
biocarburants issus de la lignocellulose : ces biocarburants,
dits de 2e génération, ne susciteront
pas la critique faite aux productions d'origine
agricole : créer une concurrence avec les utilisations
alimentaires.
Le marché des propriétés d'agrément s'essouffle
: les volumes baissent depuis peu et les prix
stagnent. Seuls les dossiers marqués par l'exception
réussissent à maintenir leur cote. La demande
étrangère a récemment baissé.
Si l'on fait un état des lieux des utilisations
de la Biomasse, on s'aperçoit très logiquement
que les domaines du foncier rural en maîtrisent la
majorité.
Des projets de développement existent à l'échelle
mondiale vers les utilisations non-alimentaires et
notamment vers la bioénergie.
Pour leur part, l'Europe et la France se sont fixé des
objectifs très volontaristes surtout dans la direction
des biodiesels d'ores et déjà et, à plus longue
échéance, vers les biocarburants obtenus à partir
de la lignocellulose qui présenteront l'avantage de
limiter les controverses. Ces dernières en effet ne
manquent pas que ce soit concernant la création
d'une concurrence dans l'occupation des terres
agricoles ou encore les bilans économiques et
environnementaux -bilan CO2- de ces nouveaux
carburants.
Quels que soient les développements
futurs de l'utilisation de la biomasse issue des
domaines ruraux, les propriétaires et investisseurs
devront intégrer dans leur approche et leurs évaluations
ces nouveaux débouchés et réglementations
en cours d'élaboration.
Agri France se tient à votre disposition pour vous remettre un exemplaire complet de cette étude. |